Hépatite C

Selon une recherche de l’INSPQ sur les facteurs de risque pour l’hépatite C publiée en 2008, il a été déterminé que l’un des facteurs de risque est le fait d’avoir reçu des soins de santé à l’étranger, notamment des chirurgies ou des transfusions sanguines.[1]

Par ailleurs, la prévalence de l’infection chronique à l’hépatite C est beaucoup plus élevée en Asie, en Afrique et dans la région méditerranéenne qu’au Canada[2]. Dans ces régions, l’hépatite C se transmet essentiellement par voie parentérale.

Au Canada, 35 % des cas d’hépatite C concernent des immigrants. L’hépatite C est donc plus répandue parmi les immigrants qu’au sein de la population générale canadienne.

  • Peu de gens connaissent les risques d’infection par l’hépatite C. À l’échelle mondiale, 40 % des cas d’hépatite C sont causés par des pratiques médicales non sécuritaires, y compris les transfusions de sang contaminé, et le partage d’aiguilles et d’autre matériel servant à la consommation de drogues.
  • Les immigrants arrivant au Canada ne sont pas obligés de passer un test de dépistage d’hépatite. Les gens passent systématiquement des dépistages de syphilis, du VIH et de tuberculose, mais aucun test pour détecter les hépatites A, B ou C.
  • L’hépatite C ne cause souvent aucun symptôme. La plupart des personnes atteintes d’hépatite C n’éprouvent aucun symptôme. Au moment où elles apprennent qu’elles sont malades, elles pourraient avoir déjà des lésions hépatiques graves, voire un cancer du foie.
  • Les immigrants font face à des barrières aux soins et au dépistage. Au Québec, les nouveaux immigrants doivent attendre trois mois pour être admissibles à l’assurance médicale (délai de carence). Les immigrants au Canada ont moins souvent recours au système de santé et font souvent face à des barrières culturelles ou linguistiques à l’obtention de services et de renseignements.
  • Les nouveaux arrivants au Canada ont souvent de la difficulté à faire de la santé une priorité. De nombreuses choses peuvent voler la priorité à la santé lorsqu’on essaie de bâtir une nouvelle vie. Or le stress peut influencer négativement la consommation de drogues/alcool, l’alimentation et la santé globale d’une personne. Trouver un médecin de famille peut prendre plusieurs années, et de nombreuses personnes ne cherchent des soins que dans les situations d’urgence.[3]

[1] https://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/853_Rapport_FacteursRisques_VHC.pdf

[2] Hepatitis C — global prevalence (update). Weekly Epidemiological Record, vol. 74, 1999, p. 425–427.

[3] Canadian AIDS Treatment Information Exchange (www.catie.ca)

Grâce à l’appui de Gilead Sciences et du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), ACCÉSSS organise une campagne médiatique multilingue durant l’année 2018. Les messages publiés seront affichés sur cette page sous peu.

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